
Deuxième journée de la CAN Égypte 2019 dans le Groupe F, les Écureuils du Bénin ont été tenus en échec par les Djurtus de la Guinée Bissau. Un nul de zéro but partout qui catalyse l’espoir de tout un peuple.
K. Albert ADANDJI
Allez les Écureuils, nous avons chanté ! Cette fois ça va aller, nous avons cru ! Mais les Écureuils sortent la poisse pour plonger tout un peuple dans un vain espoir.
Les Djurtus, un mythe invincible… ?

Un adversaire fébrile comme la Guinée Bissau, le Bénin n’aura pas à cette 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Pendant 90 minutes plus les 3 minutes additionnelles, les Djurtus n’ont créé aucune occasion de but. Face à équipe morte offensivement, Michel Dussuyer et ses poulains ont pourtant une très belle occasion d’asseoir un jeu poussif et assez offensif. Dans un schéma tactique (4-1-4-1) qui laisse à désirer, les Écureuils ont bien joué pour leur simple plaisir…
Steve Mounié, la déception d’une soirée infernale !

L’espoir offensif du peuple béninois à cette CAN est sans doute le natif de Parakou. Scellé par la défense ghanéenne lors du premier match nul (2-2), l’on espérait voir un Steve Mounié assez virevoltant face à la proie facile du Groupe F, la Guinée Bissau. Eh oui, il s’est illustré par son l’inefficacité. Mounié était parti pour faire sauter les béninois à 32ème minutes de jeu. Mais reconnu faible ballon aux pieds, l’attaquant béninois n’a pu grande chose avec sa percée. L’énorme occasion impardonnable qui a crucifié l’espoir de tout un peuple, est celle de la 75ème minutes. Sur un coup franc bien travaillé par le capitaine Stéphane Sessègnon, Steve Mounié n’aura que piqué sa tête pour faire délivrer un Bénin dans l’agonie, impatient d’une victoire historique. Mais l’attaquant de Huddersfield a préféré viser les oiseaux de Ismaïlia. Le suspens se prolonge pour Mounié à sa première participation à une CAN sous les couleurs béninoises…
Sessègnon oublie son talent à Kouhounou…

Le retour du capitaine des Écureuils a été un grand soulagement pour tout le public sportif béninois. Mais son come back n’a pas été héroïque comme souhaité. Très peu offensif, Stéphane Sessègnon n’a créé aucune occasion de but, nul été son coup franc à la 75ème minutes de jeu. Très souvent sollicité sur les frappes à l’entrée de la surface de réparation, le capitaine des Écureuils n’a su cadré aucun tirs, ni tenté une carvia. Dans l’organisation de jeu, l’homme a hérité d’une paire hypothétique et transfigurante avec Sessi d’Almeida… Bref, un match décevant, vite à oublier pour un grand Stéphane Sessègnon.
Michel Dussuyer, un coaching hasardeux…. !

Le schéma tactique 4-1-4-1 proposé par le technicien français a été une grande surprise pour tous. L’on se possait plusieurs questions la position de Sessi d’Almeida et de Stéphane Sessègnon. Deux joueurs de profil différent, positionnés au rond central pour quelle fin ? Et ça s’est fait ressentir dans le jeu; Sessi qui joue pour l’offensif et Sessègnon qui évolue très bas et a de mal à retrouver les attaquants. Jordan Adéotin, la montagne indéplaçable de Dussuyer qui devient le ralenti du jeu et sans idée dans la conduite de balle. Un remplacement tardif de Michael Poté déjà fatigué dans les 20 dernières minutes…
Deux sorties et deux nuls offrant deux petits points, le Bénin se fige dans un avenir incertain pour son dernier match de poule face au Cameroun, l’autre adversaire à craindre dans ce Groupe F.